"Gilets jaunes" : le gouvernement demande aux préfets d'agir avec fermeté

Il y aurait encore 2500 manifestants et une centaine de ronds-points bloqués dans toute la France. Le gouvernement a envoyé de nouvelles consignes aux préfets.

France 2

Les évacuations de ronds-points, comme ici à Limoges, dans la Haute-Vienne, devraient se multiplier dans les jours à venir. Dans un télégramme adressé aux préfets le 29 décembre et consulté par Europe 1, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, durcit le ton "afin de libérer les entraves et les gênes à la circulation notamment aux abords des ronds-points et des zones d'activité économique". Autre consigne donnée aux préfets : effectuer un bilan quotidien et signaler "tout incident ou difficulté" au centre de veille opérationnelle nationale.

Jusqu'à 1500 euros d'amende

En plus de l'évacuation forte, selon les termes employés dans le document, le ministre de l'Intérieur menace de verbalisation pour "occupation sans autorisation de la voie publique". À la clef, une amende allant jusqu'à 1 500 euros. Le gouvernement compte sur une mobilisation en baisse des "gilets jaunes" pour passer à l'action.

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Le ministre de l\'Intérieur, Christophe Castaner, lors d\'un point presse après la fusillade à Strasbourg (Bas-Rhin), le 12 décembre 2018.
Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, lors d'un point presse après la fusillade à Strasbourg (Bas-Rhin), le 12 décembre 2018. (CHRISTOPH DE BARRY / HANS LUCAS / AFP)