Forces de l'ordre : des armes en questions

Alors qu'au moins deux personnes ont été blessées lors des manifestations de samedi 26 janvier, les Lanceurs de Balles de Défense (LBD) sont au cœur des débats, tout comme les grenades de désencerclement. 

FRANCE 2

C'est l'affaire qui relance le débat sur l'armement des forces de l'ordre. Lors de la dernière manifestation des "gilets jaunes" à Paris, samedi 26 janvier, l'une des figures des manifestants s'effondre, touchée à l'oeil. Par quel projectile Jérôme Rodrigues a-t-il été blessé ? Deux armes sont susceptibles d'avoir été utilisées : le LBD 40 ou les grenades de désencerclement. Des armes sur la sellette ? En deux mois de contestation, des associations estiment qu'au total, une centaine de personnes a été blessée par ces deux types d'armes. 

Des balles de caoutchouc projetées à 330 km/h

Le Lanceur de Balles de Défense LBD 40, arme non létale, propulse à 330 km/h des balles de caoutchouc. Portée : jusqu'à 50 mètres. La grenade de désencerclement explose, 18 petits pavés de caoutchouc sont projetés à 126 km/h dans un rayon de 30 mètres. Les forces de l'ordre en font-elles une utilisation excessive ? Pour le défenseur des droits, c'est simple : il faut suspendre l'usage des LBD 40. Certaines associations défendent l'interdiction des grenades de désencerclement depuis plus d'un an. Impossible, pour le syndicat de police "Unité-SGP-Police-FO".

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Un policier avec un LBD 40, le 19 janvier 2019 à Paris.
Un policier avec un LBD 40, le 19 janvier 2019 à Paris. (ERIC FEFERBERG / AFP)