Afghanistan : la désolation des familles de soldats

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Afghanistan : la désolation des familles de soldats
Article rédigé par
C.Gillard, N.Coadou, T.Gardet, H.Horocks - France 2
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"L'Afghanistan ne doit pas redevenir un sanctuaire du terrorisme", a déclaré Emmanuel Macron. Le retour au pouvoir des talibans est également un choc pour les familles de militaires français qui ont perdu la vie en combattant les islamistes dans ce pays. 89 soldats français y sont morts entre 2001 et 2014. 

Sur la place du village où son fils a grandi, figure une stèle en souvenir de Damien Buil, tué en Afghanistan le 18 août 2008. Pour ce père, la prise de Kaboul par les talibans est bien difficile, presque 13 ans jour pour jour après la disparition de son fils. "Nous l'avons amer, quand même. Moi, je suis révolté, je suis en colère", résume Jean-François Buil. Neuf autres soldats français sont morts à ses côtés, un sacrifice vain selon le père. "La preuve, c'est un échec flagrant, vingt ans après, regardez le bilan", se désole-t-il.

Amertume partagée

Un sentiment partagé par le père de l'adjudant Laurant Piquant, lui aussi tué au combat en 2007. Il avait fait inscrire sur sa tombe "mort pour la paix à Kaboul", une formule qui n'a plus de sens aujourd'hui, selon lui. "Ça ne sert à rien de donner sa vie, c'est ce qui ressort d'une telle affaire", résume-t-il. "J'ai le sentiment d'une profonde tristesse de voir une démocratie tomber aussi facilement, une démocratie pour laquelle nous nous sommes battus, nous avions à cœur de voir un peuple afghan libre et autonome", poursuit le vétéran Antoine Daoust.

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