We Demain : reportage dans les serres d'Almería, entre enjeux écologiques et drames humains

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We Demain : reportage dans les serres d'Almeria, entre enjeux écologiques et drames humains
FRANCEINFO
Article rédigé par
Patricia Loison - franceinfo
France Télévisions

Le magazine We Demain a enquêté sur la situation des serres d'Almería en Espagne, surnommées "la mer de plastique". Antoine Lannuzel est journaliste, rédacteur en chef de We Demain, il est l'invité du 23h de franceinfo, il apporte un éclairage sur la situation.

À Almería, en Espagne, des serres géantes sont visibles depuis l'espace. Surnommées "mer de plastique", elles produisent trois millions de tonnes de légumes par an "mais produisent aussi trois millions de tonnes de déchets, donc ce n'est pas vraiment un exemple d'agriculteur résiliente, ces déchets sont principalement des bâches plastiques et tout ça s'en va fournir l'Europe en camion, ce n'est pas vraiment écologique", rapporte le journaliste Antoine Lannuzel.

"Nous ne sommes pas dans une agriculture résilitente"

Les serres d'Almería sont un endroit où le climat est propice à la culture maraîchère et où "dès les années 70, des ingénieurs ont commencé à s'interroger puisque les conditions étaient réunies, du soleil, du vent pour ventiler les serres, à comment maximiser autant que possible la rentabilité à l'hectare et sont arrivés à quelque chose d'exceptionnel en termes de rentabilité avec très peu d'eau". Des systèmes de goutte-à-goutte permettent de faire du maraîchage avec très peu d'eau. "C'est tout le paradoxe du bio. Acheter des tomates bio en hiver au supermarché, c'est acheter des tomates produites dans ces conditions", explique Antoine Lannuzel.

Les journalistes de We Demain ont documenté les conditions de travail dans ces serres. "Il y a, à peu près, 120 000 personnes qui travaillent dans la zone concernée. Sur ces 120 000 personnes, il y en a 90% issue de l'immigration et 30% de sans-papiers". Ces travailleurs sont entassés dans des bidonvilles avec parfois un seul point d'eau. "C'est encore un argument qui tend à penser que nous ne sommes pas dans une agriculture résiliente avec cet exemple"

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