VIDEO. Dans la ferme de Moyembrie, la réinsertion des détenus se fait à l'air libre

En Picardie, des groupes de prisonniers sont invités à travailler dans une ferme avant leur remise en liberté. La réinsertion en pleine nature semble efficace.

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Les champs, les étables et les troupeaux de chèvres se sont substitués aux barreaux d'acier. Plutôt que de finir leur peine dans les quelques mètres carrés de leur cellule, une vingtaine de détenus sont invités à profiter de l'air frais dans la ferme de Moyembrie jusqu'à leur levée d'écrou. Dans ce lieu de réinsertion, ils travaillent dans des maraîchers, prennent soin de leur élevage et participent aux tâches ménagères. Pour Manu, un prisonnier accueilli dans le domaine, "c'est gratifiant parce qu'on reprend une forme humaine.

Un accompagnement 

Quelques encadrants les guide dans les travaux de la ferme et mettent tout en œuvre pour que le passage entre la prison et l'extérieur soit le moins épineux possible. "On les accompagne jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'ils aient un logement", explique Éric de Villeroché, président de l'association Ferme de Moyembrie.

Et ce mode réinsertion semble fonctionner. Aucun garde armé, aucun grillage ne fait obstacle à l'évasion des prisonniers, l'idée ne leur vient pas à l’esprit. "On sait qu'on nous a donné une chance, et la chance, il faut la respecter", assure Gérald, un détenu, après avoir aidé une chèvre à mettre bas. Pour lui, il n'est plus question de récidiver, "il faut repartir de l'avant."

En Picardie, des groupes de prisonniers sont invités à travailler dans une ferme avant leur remise en liberté. La réinsertion en pleine nature semble efficace.
En Picardie, des groupes de prisonniers sont invités à travailler dans une ferme avant leur remise en liberté. La réinsertion en pleine nature semble efficace. (BRUT)