Viande polonaise avariée : "La meilleure façon pour les consommateurs d'être rassurés, c'est de choisir des viandes françaises", selon la FNSEA

Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, estime que ce genre de fraude "ne se passe plus en France".

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, le 3 décembre 2018 sur franceinfo.
Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, le 3 décembre 2018 sur franceinfo. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"La meilleure façon pour les consommateurs d'être rassurés, c'est de choisir des viandes françaises, qui portent le logo 'viande français'. Ce genre de fraude, d'acte malveillant, ne se passent plus en France, Dieu merci", a déclaré sur franceinfo Christiane Lambert, présidente de la FNSEA vendredi 1er février, à propos des 800 kilos de  viande avariée polonaise expédiés dans neuf entreprises du secteur agroalimentaire en France.

Christiane Lambert a dénoncé la guerre des prix, qui conduit le secteur agroalimentaire à se fournir pour le moins cher possible : "Des importateurs sont joueurs et vont chercher des produits moins chers ailleurs. C'est l'éternel problème que nous posons nous, représentants des producteurs, pour avoir des viandes pas chères et des produits pas chers que ce soit en grande distribution ou dans la restauration. Très souvent dans les cantines, certains sont tentés d'aller chercher les produits moins chers ailleurs, mais c'est oublier un peu vite qu'il n'y a pas la même rigueur sanitaire. Lorsqu'on dit 'n'importons pas l'agriculture dont nous ne voulons pas chez nous', en voilà la parfaite illustration."

"Le contrôle, cela a un coût"

"Nous producteurs français nous ne voulons pas être mis dans le même sac que ces fraudeurs. La réglementation européenne est la même partout, mais elle n'est pas appliquée avec la même rigueur partout. Quand c'est moins cher c'est qu'il y a une raison. En France, on a des obligations très strictes en matière sanitaire, de bien-être, en matière d'utilisation. Le contrôle et la sécurité, évidemment cela a un coût", a ajouté la présidente de la FNSEA.