Vague de gel : avec moins de travail, les postes des saisonniers sont menacés

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Vague de gel : avec moins de travail, les postes des saisonniers sont menacés
FRANCE 3
Article rédigé par
France 3 Languedoc-Roussillon, V. Cohen-Luxey, F. Detranchant, L. Calmels, C. Metairon, E. Gratacos, L. Dodet - France 3
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L’épisode de gel qui frappe la France s’est poursuivi jeudi 15 avril. Cette vague de froid a des conséquences sur les récoltes et pourrait, dans quelques semaines, en avoir sur les embauches des saisonniers. Reportage dans l’Hérault.  

Installé sur une parcelle de six hectares de vigne dans l’Hérault, Jean-Pascal Pelagatti, viticulteur, doit dire adieu à sa première cuvée de blanc, une semaine après le coup de gel. Outre ses salariés permanents, il envisageait d’embaucher cinq ou six personnes en plus pour les vendanges. Dans beaucoup de cultures, c'est le même constat : les travailleurs saisonniers pourraient bien être les victimes collatérales de cette vague de froid. 

Tenter de conserver les emplois

En effet, chez Michel Vicq, les vignes et les arbres fruitiers ont été atteints. L’intéressé va avoir très peu de cerises à ramasser. Il n’a donc aucun intérêt à embaucher une personne de plus. Il se contentera de ses deux salariés permanents. D’autres producteurs tentent de préserver les postes saisonniers, à l’instar d’Alain Delmas, qui ouvre 20 à 30 postes en haute saison. "On diminue le nombre d’heures effectuées par chaque salarié", explique-t-il. Il va également augmenter les jours de repos afin de conserver les postes de tout le monde.  

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