Un mois après son lancement, la plateforme Fraisetlocal.fr séduit de plus en plus d'agriculteurs

La plateforme "Frais et local", lancée le 12 janvier 2021 par le ministère de l'Agriculture, permet de mettre en relation des consommateurs et des producteurs à proximité. Après un mois, le site totalise plus de 200 000 visites.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
La plateforme Fraisetlocal.fr est accessible depuis janvier 2021.  (XOS? BOUZAS / HANS LUCAS)

Un mois après sa mise en service, le site internet Fraisetlocal.fr compte plus de 200 000 visites et reçoit près de 500 demandes par semaine d'agriculteurs désirants être référencés sur la plateforme. Lancée le 12 janvier 2021 par le ministère de l'Agriculture, elle aide les consommateurs à trouver des producteurs près de chez eux. 

"C’est le moyen de nous aider à avoir plus de visibilité à un moment où les consommateurs demandent plus de produits frais et locaux", apprécie Jean-Marie Lenfant, producteur de céréales à La-Couture-Boussey (Eure). Ce pilier du réseau "Bienvenue à la ferme", pionnier dans la vente directe, produit notamment de la farine et de l'huile sur son exploitation de 130 hectares. Il a vu les demandes affluer depuis qu'il a rejoint "Frais et local", y compris de la part de voisins. "Certains voisins n’osaient pas rentrer, d’autres n’imaginaient pas qu’on faisait tout ça ici, ce sont des gens qui nous ont découvert sur internet", relate l'agriculteur. 

Un mode de vente plus rémunérateur

Pour des agriculteurs qui ont pu voir une partie de leurs revenus disparaître avec la crise Covid, la vente directe est une belle oppportunité. Si elle ne représente que 5 à 10 % de la consommation alimentaire en France, elle est bien plus rémunératrice que d'autres circuits d'achat. "Le chiffre d’affaires de l’huile et de la farine correspond à la moitié du chiffre d’affaires des 130 hectares de céréales qu’il y a sur la ferme", précise Jean-Marie Lenfant. 

"On avait un peu oublié ce métier de la vente suite aux années d'après-guerre où on était des producteurs plus que des transformateurs, explique l'agriculteur qui représente la 7e génération présente sur cette ferme qui a longtemps abrité un élevage de moutons. Aujourd'hui, c'est nous qui déterminons le prix de ce que l'on vend et la quantité de produits vendus va dépendre de la qualité de mes produits et aussi de ma démarche commerciale". 

Jean-Marie Lenfant, céréalier dans l'Eure.  (GUILLAUME  GAVEN / RADIOFRANCE)

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.