Tendance : de la ville à la campagne

Ils sont de plus en plus à quitter leur métier pour s'installer à la ferme. On les appelle les néoruraux. Le reportage de France 2.

Le petit village ardéchois de Blaizac est fier de compter parmi sa vingtaine d'habitants, son dernier couple d'éleveurs. Ils ont grandi en ville à Grenoble (Isère), et travaillé à l'usine, mais ils ont changé de vie pour un retour à la terre. "Déballer des trucs made in China, au bout d'un moment t'en as marre, t'as envie de tout casser", raconte le mari.

Une vie dans une yourte

On les appelle les néopaysans. Ils sont des milliers à faire le grand saut chaque année. Une installation sur trois, ce sont des citadins qui ne connaissent rien à l'agriculture. "On s'imaginait pas réveiller un petit bébé à sept heures du matin pour l'emmener à la crèche, ni les élever dans un HLM", explique la femme. Toutes les deux, ils vivent dans une yourte, du provisoire qui dure depuis quatre ans. Ils font aussi cinq marchés par semaine dans des villages alentour. Ils gagnent à peine 1 000 euros par mois, de quoi rembourser leur emprunt, tout juste. Mais pour eux l'objectif, c'est qu'ils soient encore amoureux dans 15 ans.
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Des canards dans une ferme à Doazit (Landes), le 17 décembre 2015. 
Des canards dans une ferme à Doazit (Landes), le 17 décembre 2015.  (REGIS DUVIGNAU / REUTERS)