Sécheresse : les nappes phréatiques françaises ont retrouvé des niveaux proches de la normale

A l'automne, 80 départements avaient mis en place des mesures de restriction d'eau pour faire face à une situation alarmante. Les pluies abondantes de ces derniers mois ont rétabli la situation.

Une rivière asséchée, à Montjean-sur-Loire (Maine-et-Loire), le 20 septembre 2019. 
Une rivière asséchée, à Montjean-sur-Loire (Maine-et-Loire), le 20 septembre 2019.  (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Après la sécheresse de l'été 2019 et du début de l'automne, la situation s'est nettement améliorée pour les sols français. Mardi 14 janvier, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a annoncé que les nappes phréatiques sont revenues à un niveau proche de la moyenne, voire plus haut que la moyenne, grâce aux pluies automnales et hivernales. 

"La recharge a débuté précocement dès octobre et s'est généralisée à l'ensemble des nappes en novembre", indique le BRGM dans son bulletin mensuel. "Les pluies efficaces ont été particulièrement importantes durant l'automne et le mois de décembre se caractérise par une forte remontée des niveaux", précise-t-il.

A l'automne, 80 départements avaient mis en place des mesures de restriction d'eau pour faire face à une situation alarmante.  

Des situations différentes selon les régions

"Plusieurs maxima historiques ont même été enregistrés en Adour-Garonne durant ces deux derniers mois", tandis que "la situation est moins favorable sur les nappes du couloir rhodanien", qui accusent toujours les déficits pluviométriques en raison des sécheresses de ces dernières année, précise le BRGM.

Les nappes sont à un niveau haut en Bretagne, sur la côte d'Azur et en Corse.

Les niveaux des nappes restent en revanche "stables et bas" en Alsace au sud de Colmar, à cause d'une "pluviométrie déficitaire en décembre". De même, des nappes en Bourgogne et sur le Rhône restent affectées par "les déficits pluviométriques successifs depuis 2017".