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Scandale du chlordécone : l'État jugé "premier responsable"

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Scandale du chlordécone : l'État jugé "premier responsable"
FRANCE 2
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France Télévisions

L'Etat est jugé "premier responsable" de la contamination au chlordécone de la Guadeloupe et de la Martinique. C'est la conclusion d'un rapport parlementaire portant sur l'utilisation pendant 20 ans de ce pesticide classé cancérogène possible. L'État français est accusé d'avoir exposé les populations des Antilles à des risques inconsidérés. 

La banane est la première richesse agricole des îles de Guadeloupe et Martinique. Pendant 20 ans, les planteurs ont utilisé le chlordécone, un insecticide dangereux et cancérogène, pour lutter contre le principal parasite du bananier, le charançon. On retrouve désormais des traces de chlordécone dans le sang de plus de neuf Martiniquais et Guadeloupéens sur dix. Un scandale sanitaire dont le premier responsable est l'État, reconnaît un rapport parlementaire. L'État responsable, mais aussi "les producteurs, les lobbies, les planteurs, les grands planteurs et bien évidemment certains députés qui avaient demandé ces prolongations", affirme Justine Benin, députée de Guadeloupe.

Interdit qu'en 1993

Le chlordécone n'a été interdit qu'en 1993 outre-mer, alors qu'il l'était 20 ans plus tôt aux États-Unis. Dans les deux îles, les hommes ont deux fois plus de cancer de la prostate. Les grands prématurés sont 30% plus nombreux qu'en métropole. L'insecticide a pollué massivement les sols pour 700 ans.

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