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Rachat de Monsanto par Bayer : "Un géant" qui fait "main baisse sur le vivant"

Le rachat de Monsanto par Bayer inquiète les chefs cuisiniers, les pâtissiers et les vignerons qui ont signé une tribune sur le site d'actualité gastronomique d'Atabula. Pour Franck Pinay-Rabaroust, son fondateur, "un géant qui est en train de mettre main baisse sur le vivant."

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Radio France
Publié Mis à jour
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Un champ de maïs détruit en 2003 (MAXPPP)

Le rachat du groupe Monsanto par Bayer va donner naissance à un géant de l'agrochimie. Cela inquiète les défenseurs de l'environnement, mais aussi des chefs cuisiniers, des pâtissiers et des vignerons. Ils sont une centaine à avoir signé une tribune sur le site d'actualité gastronomique d'Atabula pour dénoncer "l'invasion de l'agrochimie" dans les assiettes. Franck Pinay-Rabaroust, journaliste et fondateur du site Atabula, a pointé jeudi sur franceinfo "un géant qui est en train de mettre main baisse sur le vivant."

franceinfo : Pourquoi avoir publié cette tribune ?

Franck Pinay-Rabaroust : On a peur d'une restriction des produits et surtout que l'agrochimie mette la main sur nos assiettes. C’est-à-dire qu'elle réduise la diversité de nos produits, et c'est déjà malheureusement le cas, quand on voit le pain et plus largement les semences. Il y a de moins en moins de semences dans leur diversité. Il y a des produits qui disparaissent.

Quelles sont les conséquences pour le consommateur ?

C'est aussi votre alimentation quotidienne, vous et moi, au supermarché qui se voit de plus en plus face à un choix réduit de produits. Vous avez un géant qui est en train de mettre main baisse sur le vivant. C'est très problématique. Il faut sensibiliser le plus de personnes possibles.

Quels produits pourraient disparaitre ?

Cela a déjà disparu. Regardez les tomates. Si vous allez au supermarché, vous allez avoir une, deux, trois variétés de tomates. Idem pour la pomme de terre, idem pour le maïs. Il y a des centaines d'origines différentes de ces produits qui disparaissent pour des raisons de productivité. Aujourd'hui, une entreprise qui met des brevets sur tous les produits veut avant tout de la rentabilité et a oublié le goût. A ce jeu, c'est le consommateur qui sera perdant.

Franck Pinay-Rabaroust : " Il y a des centaines d'origines différentes de ces produits qui disparaissent pour des raisons de productivité"
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