Plusieurs dizaines "de milliers d'agriculteurs ne passeront pas l'année" sans aide, selon le président des chambres d'agriculture

Avec une année 2020 qui bat des records de sécheresse, les agriculteurs se retrouvent en grande difficulté à l'heure des moissons. C'est surtout le cas des producteurs de blé et de colza, d'après Sébastien Windsor, le président des chambres d'agriculture.

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Radio France
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Une moissoneuse batteuse en pleine moisson de blé à Saint Fulgent (Vendée). Photo d'illustration. (FRANCK DUBRAY / MAXPPP)

"On parle de plusieurs dizaines de milliers d'agriculteurs dans l'impossibilité de continuer leur activité" s'ils ne recoivent pas d'aides, s'alarme mardi 8 septembre Sébastien Windsor, le président des chambres d'agriculture, auprès de franceinfo.

Un quart des rendements des blés perdus

Après un été chaud, et une année très sèche, la plus sèche pour les agriculteurs depuis 1959, les rendements de blé et de colza sont faibles. "L'estimation de pertes de rendements pour les blés est de l'ordre de 25% par rapport à la moyenne des cinq dernières années", continue Sébastien Windsor. "Et probablement encore plus élevée que cela en colza où on parle de plus de 35% de baisse par rapport à la moyenne des cinq dernières années."

Selon le président des chambres d'agriculture, il y a de grosses disparités entre les exploitants agricoles : "celui qui a eu un orage au bon moment, qui a pris sous l'orage 40 ou 50 millimètres, sa culture a été sauvée, et comme il avait du soleil et de l'eau, il va faire de très bons rendements. Il y a celui qui était à cinq kilomètres, il a vu l'orage passer, sa culture s'est dériorée petit à petit."

"La part des agriculteurs qui va se retrouver en difficulté, c'est 15% des agriculteurs d'une large bande où les potentiels des sols sont plus superficiels, où le climat est un peu moins favorable. S'il n'y a pas d'aides, ils ne passeront pas l'année", conclut Sébastien Windsor.

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