Pesticides : les apiculteurs craignent l'impact des néonicotinoïdes

L'utilisation de pesticides néonicotinoïdes sur les cultures céréalières a conduit, selon de nombreuses études, à la mort massive des abeilles des environs. Les apiculteurs sont inquiets.

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Les apiculteurs s'inquiètent. Cet hiver, en Dordogne, l'un d'entre eux a, par exemple, perdu 80% de ses abeilles. Ses ruches, 250 au total, auraient été intoxiquées. Selon lui, les cultures des alentours sont responsables de la mort de ses abeilles. Le maïs environnant est protégé par un pesticide de la famille des néonicotinoides. De nombreuses semences sont aujourd'hui enrobées par ce type de produit qui se diffuse ensuite dans la plante lorsqu'elle pousse, de la graine aux feuilles et jusqu'à la fleur. Ces produits protègent la plante contre les insectes ravageurs, mais tuent aussi les insectes utiles, comme les pollinisateurs.

Interdiction à partir de septembre

Des centaines d'études montrent le lien entre la mortalité des abeilles et les néonicotinoïdes. Le département de la Dordogne a ainsi perdu plus de 3 000 ruches, même s'il n’est pas une terre de grande culture céréalière. Le gouvernement a voté l'interdiction totale des néonicotinoïdes dès septembre prochain. En attendant, de nombreux apiculteurs ne pourront pas produire de miel au printemps. 

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Des abeilles dans une ruche, à Auriac-du-Périgord en Dordogne, le 6 janvier 2017.
Des abeilles dans une ruche, à Auriac-du-Périgord en Dordogne, le 6 janvier 2017. (JEAN DANIEL SUDRES / AURIMAGES / AFP)