Pesticides : en Corrèze, un compromis entre riverains et agriculteurs

Une consultation est lancée lundi 9 septembre pour déterminer la bonne distance entre les habitations et les champs traités avec des pesticides. En Corrèze, un compromis a été trouvé entre agriculteurs et habitants.

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En Corrèze, des vergers de pommiers sont situés à moins de 15 m d'une propriété. Entre les deux, des filets antipropagation de 4 m de haut ont été installés contre les traitements chimiques. Grâce à un tissage spécifique, les filets retiennent les nuages de pesticides tout en laissant passer l'air. C'est l'une des dispositions préconisées par la charte pour les pomiculteurs limousins.

Relations mitigées avec le voisinage

Les relations de voisinage se sont améliorées. Les riverains sont désormais informés des traitements à venir. La confiance semble rétablie. Mais pour d'autres, la relation n'est pas du tout apaisée. Selon la charte, l'arboriculteur ne doit pas traiter les pommiers un dimanche, mais certains producteurs ne sont pas signataires du document. "Je me refuse de respirer ça parce qu'après je suis malade. J'ai des maux de tête, j'ai la gorge qui pique. On sent la peau qui colle", déplore Cristina Sainte-Marie, propriétaire à Vigeois (Corrèze). Le but de la charte est de réduire de moitié les produits phytosanitaires tout en maintenant la bonne santé économique de la filière.

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Un fermier pulvérise un pesticide sur ses plantations à Bailleul, dans le nord de la France, le 15 juin 2015.
Un fermier pulvérise un pesticide sur ses plantations à Bailleul, dans le nord de la France, le 15 juin 2015. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)