Peste porcine : "Ça nous inquiète pour le maintien des élevages en France"

Après plusieurs cas détectés en Belgique, la peste porcine africaine menace de toucher les élevages français. Un risque économique pour la filière française car il n'existe ni vaccin ni traitement.

La peste porcine africaine est une maladie pour laquelle il n\'existe ni vaccin ni traitement.
La peste porcine africaine est une maladie pour laquelle il n'existe ni vaccin ni traitement. (MARTINE BRÉSON / FRANCE-BLEU 107.1)

Après la Belgique, la peste porcine africaine menace de toucher les élevages français. Cette maladie sans vaccin ni traitement représente un grave risque économique pour la filière française. Les autorités sanitaires ont donc décrété une série de mesures pour éviter toute contagion. "Ça nous inquiète pour le maintien des élevages en France", explique Paul Auffray, le président de la fédération nationale porcine, vendredi 14 septembre sur franceinfo.

Quelle a été votre réaction à l'annonce de cette contamination ?

Paul Auffray : On est d'abord surpris de la vitesse de propagation de la maladie en Belgique. On avait plutôt la crainte de voir l'infection atteindre l'Allemagne et de voir une propagation aussi rapide auprès de nos frontières ça nous a surpris et forcément ça nous inquiète pour le maintien des élevages en France.

Vous avez été très vigilant sur ce problème. Quelles démarches avez-vous faites ?

On a demandé aux autorités européennes et françaises du suspendre les importations de sangliers vivants venant de Pologne en France, tout ça pour des activités de chasse de loisir. Cela reste compliqué d'admettre qu'on continue d'importer des animaux vivants de pays atteints. Compte tenu des obligations et des règles européennes, les autorités n'ont jamais voulu déclencher un incident diplomatique avec les Polonais. Donc, aujourd'hui, on est face à la maladie d'abord en Belgique.

Qu'attendez-vous des autorités ?

Dans un premier temps, nous voulons que les autorités belges fassent le nécessaire pour maîtriser la maladie et qu'ensuite les autorités françaises puissent se coordonner avec leurs voisins belges pour pouvoir éviter qu'elles puissent passer la frontière. Après la réunion de vendredi après-midi, nous attendons que les autorités françaises nous fassent part des mesures qui vont être mises en place.

Les mesures actuelles sont-elles suffisantes ?

Pour le moment, on n'a pas de maladie en France. De ce point de vue là, ça reste un élément important. On doit anticiper toutes les mesures pour éviter que la maladie ne vienne sur le territoire français. Il faut travailler sur la faune sauvage. Il est question d'interdire la chasse dans les régions concernées pour éviter que les sangliers ne s'affolent et ne se dispersent, il est question de surveiller les parcs forestiers et nous, au niveau de l'élevage, on va envoyer à tous les éleveurs français un certain nombre de recommandations pour se protéger.