Pays de la Loire : les Jeunes agriculteurs déposent trois plaintes pour manquements à la loi Egalim

Ces trois plaintes visent à dénoncer l'insuffisante prise en compte des coûts de production des matières premières dans la détermination des prix des produits agricoles.

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France Télévisions
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Un agriculteur travaille dans un champ à Illiers-Combray (Eure-et-Loir), le 25 août 2020. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Le syndicat des Jeunes agriculteurs des Pays de la Loire a annoncé mardi 2 mars le dépôt de trois plaintes symboliques contre l'État, les grandes et moyennes surfaces (GMS) et les transformateurs pour manquements à la loi Alimentation (EGAlim). Ces trois plaintes adressées au procureur de la République de Nantes, à vocation symbolique en cette période de clôture des négociations commerciales entre distributeurs et fournisseurs, visent à dénoncer l'insuffisante prise en compte des coûts de production des matières premières dans la détermination des prix des produits agricoles"Les textes prévoient que les contrats conclus entre un producteur et son acheteur doivent prendre en compte les coûts de production. Mais ce n'est pas ce qui est constaté", dénonce Alexis Roptin, président des Jeunes Agriculteurs des Pays de la Loire.

Le syndicat regrette également que l'ordonnance du 12 décembre 2018 relevant de 10% le seuil de revente à perte pour les produits alimentaires n'ait pas profité aux agriculteurs. Ce texte, qui devait redonner de la valeur aux produits agricoles, n'aurait pas atteint ses objectifs : "Les bénéfices supplémentaires de la grande distribution générés par ce relèvement auraient dû ruisseler jusqu'aux producteurs mais cela n'a pas été le cas", a regretté Alexis Roptin, soulignant que les filières viande bovine, volaille, porc, lait et oeufs "souffrent très fortement de l'augmentation des prix des céréales sur les marchés internationaux".

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