"On arrive le matin et il n’y a plus rien" : les apiculteurs font désormais face aux vols de leurs ruches

C'est en ce moment, au printemps, que les apiculteurs constatent le plus de vols de ruches en France.

Des apiculteurs à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), en 2013.
Des apiculteurs à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), en 2013. (MAXPPP)

Les apiculteurs font face à un nouveau fléau : le vol de ruches. 200 ruches ont déjà été volées depuis le début de l'année, selon les syndicats apicoles. C'est ce qui est arrivé à Martin Rozeron, apiculteur au Mas d'Azil près de Foix (Ariège). Il se remet à peine du vol, début avril, de 22 ruches tout près de sa maison.

Un phénomène en pleine augmentation

"On arrive le matin et il n’y a plus rien, soupire l'apiculteur. Ça m’a surpris, abattu parce que ça représente quand même un travail. Je pense qu’il faut un quart d’heure pour charger 20 ruches si on est plusieurs." Martin Rozeron estime son préjudice à 5 500 euros. Il est loin d'être le seul dans ce cas : dans la Loire, par exemple, 74 ruches ont été volées en une nuit en avril, une soixantaine dans le département de l'Isère.

Pour Henri Clément de l'Union nationale de l'apiculture française, le phénomène est en pleine augmentation, comme les prix des ruches et des essaims d'abeilles. "Le problème majeur que l’on a est qu’il y a de telles mortalités d’abeilles dans certains secteurs, que des apiculteurs peu scrupuleux – et c’est honteux – vont se servir chez les copains". Henri Clément ajoute même constater "des vols de miel". Car, précise ce responsable de  l'Union nationale de l'apiculture française, les prix des ruches avoisinent "200, 250 euros. Mais si on regarde la production de miel, etc. ça peut compter 500 euros."