Nouveaux vignerons : quand le réchauffement climatique est une aubaine

Le réchauffement climatique pourrait redessiner la carte des vignobles. En Picardie ou Ile-de-France, des champs sont convertis en vignes. 

Ils se sont lancés dans la vigne dans des territoires où la viticulture n'est pas une tradition. Maximilien de Wazieres s'est lancé dans la Somme. Amoureux du vin, il a fait le pari d'implanter dans ces anciens champs de céréales, des vignobles. Il mise sur le réchauffement des températures : "On a des étés assez favorables depuis 3, 4 ans, il fait bon, chaud et surtout, on a une belle fin d'été, un beau mois de septembre, ce qui est important pour avoir des vignes et des grappes saines". Ses connaissances, il les tire des vignerons de Bourgogne (Bourgogne-Franche-Comté) auprès desquels il s'est formé. Il vendra sa première récolte début octobre et espère produire, à terme, 15 000 bouteilles par an. 

Faire revivre un héritage


En Seine-et-Marne, les vendanges ont commencé pour Jean-Michel Bourgoin. Sur ces terres, des décennies auparavant il y a avait déjà du raisin : celui de ses grands-parents. "ça me rappelle mon enfance, j'ai vendangé avec ma grand-mère et mon père il y a de ça 40 ans et aujourd'hui, c'est du renouveau", explique-t-il aux caméras de France 2. Le vin n'est pas son métier, Jean-Michel souhaite faire revivre un patrimoine. Tout le monde n'a pas cru en son projet, "au départ des paysans ne me regardaient pas d'un bon œil, il est fou celui-là". 

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Un ouvrier ramasse des raisins dans un vignoble des hauts plateaux de Sidi Bel Abbès, à quelque 435 kilomètres au sud-ouest d\'Alger, le 2 septembre 2020.
Un ouvrier ramasse des raisins dans un vignoble des hauts plateaux de Sidi Bel Abbès, à quelque 435 kilomètres au sud-ouest d'Alger, le 2 septembre 2020. (RYAD KRAMDI / AFP)