Notre-Dame-des-Landes : Gérard Feldzer croit toujours en une sortie de crise

Le spécialiste des questions de mobilité et médiateur dans le dossier du projet d'aéroport avoue toutefois jeudi sur franceinfo ne pas avoir imaginé ce scénario.

Gérard Feldzer, spécialiste des questions de mobilité et médiateur dans le dossier du projet d\'aéroport Notre-Dame-des-Landes à Paris, le 19 décembre 2017.
Gérard Feldzer, spécialiste des questions de mobilité et médiateur dans le dossier du projet d'aéroport Notre-Dame-des-Landes à Paris, le 19 décembre 2017. (FRANCK DUBRAY / MAXPPP)

Gérard Feldzer assure jeudi 19 avril sur franceinfo "garder espoir" pour qu'une solution soit trouvée à Notre-Dame-des-Landes. Le spécialiste des questions de mobilité et médiateur dans le dossier du projet d'aéroport estime que "l'essentiel est que les zadistes viennent en délégation pour discuter" après que la négociation entre Nicolas Hulot et les occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes n'a rien donné mercredi à la préfecture de Loire-Atlantique.

franceinfo : Imaginiez-vous ce scénario ?

Gérard Feldzer : Malheureusement non. Nous avons passé six mois à essayer de négocier, d'apaiser, de faire des propositions. J'avais une formule : "faire de Notre-Dame-des-Landes une terre et un ciel d'avenir". Il faut rétablir l'État de droit mais on a nettoyé d'abord, et discuté après. On aurait peut-être pu faire les deux en même temps.

Il n'aurait pas fallu intervenir pour évacuer les zadistes ?

Si, c'est évident. On ne peut pas supporter un État de non-droit. Mais on reste dans des postures, on s'oppose sur des mots. On s'accroche sur les projets individuels ou collectifs, quelle importance? L'essentiel, c'est ce que l'on a vu hier [mercredi] avec des zadistes qui viennent en délégation pour discuter.

Pourquoi le fait de déposer des dossiers de projets agricoles en préfecture pose-t-il problème aux occupants de la ZAD?

Il y a trois sortes de zadistes : les agriculteurs historiques qui veulent continuer leur exploitation dont l'un est présent dans la délégation, les jeunes néo-agriculteurs qui veulent faire quelque chose d'innovant et qu'il faut encourager, et puis il y a ceux qui sont là pour faire le désordre, les "no-borders". Ils finiront par être marginalisés mais ça prend du temps. Avec les anciens agriculteurs et les néo-agriculteurs, je garde espoir.