Normandie : deux maraîchers ont fait le choix de la permaculture

Le Giec demande aux agriculteurs de changer leur méthode. Reportage en Normandie où deux agriculteurs ont choisi la permaculture. Une culture à l'écoute de la nature.

"J'ai produit 80 kg de légumes sur 25m²". C'est le constat d'Elsa Martin, dont le potager est aujourd'hui très généreux. "Ce que m'apportent ces techniques autour de la permaculture, c’est que je n’hésite pas à faire grimper beaucoup de légumes. Tout ce qui peut grimper, je le fais", précise la créatrice de potagers en permaculture. Cette technique, c'est rentabiliser l’espace, être attentif à l'état de sols. Beaucoup renouent avec un savoir-faire oublié. "On a un retour au bon sens paysan (…) et aussi des méthodes plus innovantes où on se laisse aller dans l'imagination", ajoute-t-elle.

Changer ses méthodes

Une autre maraîchère a aussi récupéré un bout de terre à l’abandon. Pas de pesticides ni d'engrais malgré le changement climatique. "Je ne veux pas intervenir sur le climat, il faut que je m’adapte", explique Bénédicte Lehodey, maraîchère bio à Douvres-la-Délivrande (Calvados). Un potager bio diamétralement opposé aux méthodes dénoncées par le rapport spécial du Giec.

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Un agriculteur montre une plante sèche dans son champs à Crevant-Laveine (Puy-de-Dome), le 18 juillet 2019.
Un agriculteur montre une plante sèche dans son champs à Crevant-Laveine (Puy-de-Dome), le 18 juillet 2019. (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)