Mauvaises récoltes de céréales : "La principale cause, c'est la météo", explique le président de la Chambre régionale d'agriculture du Centre-Val de Loire

Une chute de production de 20% en moyenne est constatée par le ministère de l'Agriculture. Le blé est notamment la céréale la plus affectée en France.

Les moissons ont commencé dans la Nièvre, comme ici près de La Charité-sur-Loire, le 8 juillet 2020.
Les moissons ont commencé dans la Nièvre, comme ici près de La Charité-sur-Loire, le 8 juillet 2020. (PIERRE DESTRADE / MAXPPP)

Les moissons de cet été en France s'annoncent mauvaises pour les céréaliers en général. "La principale cause, c'est la météo", explique Philippe Noyau, président de la Chambre régionale d'agriculture (CRA) du Centre-Val de Loire, dimanche 12 juillet sur franceinfo. Selon les statistiques du ministère de l'Agriculture, les moissons à venir vont être pires que celles de 2004 en termes de quantité. Avec une chute de production de 20% en moyenne, voire 50% pour l'Aquitaine. Le blé notamment, est la céréale la plus affectée en France par cette chute de production.

"La principale cause de ces mauvais chiffres, c'est la météo", indique Philippe Noyau. En cause, "un hiver humide et chaud puis une chaleur aux mois de mars et avril très chauds, mais avec des nuits très froides", décrit le président de la Chambre régionale d'agriculture. Selon lui, "le cumul de tous ces accidents ont fait que les récoltes sont mauvaises ou médiocres".

"Une catastrophe au niveau des rendements"

Mais il n'y a pas que la météo qui a fait souffrir les plantes, raconte le président du CRA du Centre-Val de Loire : "Quand il fait chaud, les pucerons piquent la plante et injectent une maladie qui s'appelle la jaunisse nanisante [JNO], la plante reste naine. Et là, c'est une catastrophe au niveau des rendements, c'est vraiment le pire qu'il peut y avoir."

Il faut que l'agriculture française s'adapte au dérèglement climatique, l'une des responsabilités de Philippe Noyau en tant que président de la Chambre régionale d'agriculture du Centre-Val de Loire.

Il nous faudrait des semences qui vivent moins longtemps : d'octobre à mai.Philippe Noyau, CRA du Centre-Val de Loireà franceinfo

Les prévisions en termes de production sont de moins de 49% en Aquitaine, moins 43% en Poitou-Charentes. Le grand Ouest et le Nord sont les territoires les plus touchés dans l'Hexagone. "La FNSEA a demandé que la sécheresse chez les céréaliers soit prise en compte dans le plan de relance, indique Philippe Noyau. C'est une demande forte qui a été faite." Les chiffres définitifs des récoltes en France seront connus à la fin du mois de juillet.