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Maltraitance animale : L214 diffuse des images chocs d'un abattoir du Finistère

Les vidéos montrent des truies poussées à coups de pied et d'aiguillon électrique, alors qu'elles semblent en partie paralysées. L'association de défense des animaux réclame un audit généralisé de tous les abattoirs de France.

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France Télévisions
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L'association de défense des animaux L214 a diffusé le 4 mai des images de truies brutalisées et à l'agonie dans un abattoir à Briec (Finistère). 
 (ASSOCIATION L214)

Des images choquantes. L'association de défense des animaux L214 a diffusé, mardi 4 mai, des vidéos d'animaux brutalisés et à l'agonie dans un abattoir de truies à Briec (Finistère). Dans un communiqué, "L214 demande au ministre de l'Agriculture un nouvel audit généralisé de tous les abattoirs de France". 

Les images montrent des truies poussées à coups de pied et d'aiguillon électrique, alors qu'elles semblent en partie paralysées, se trainant au sol. D'autres reçoivent des coups d'aiguillon dans l'anus pour avancer plus vite.

D'autres encore se retrouvent bloquées dans un couloir visiblement trop étroit. Les coups d'aiguillon ne permettant pas de dégager les deux animaux, un opérateur se sert d'une pince à électrocuter sur l'un pour dégager l'autre.

Les images ont été tournées dans l'abattoir de la Société briécoise d'abattage (SBA), une unité du groupe Les Mousquetaires (Intermarché) spécialisée dans l'abattage, la découpe et le désossage de truies de réforme, c'est-à-dire de truies en "fin de carrière". Selon L214, 2 300 cochons y sont abattus chaque semaine.

Des pratiques "inacceptables"

"Les images filmées à la Société briécoise d'abattage et diffusées ce jour par L214 sont choquantes", a réagi dans un communiqué la direction de l'abattoir, disant avoir "décidé, par mesure conservatoire, de suspendre provisoirement la ligne de production concernée, en attendant les conclusions des différents audits et enquêtes internes qui ont été immédiatement diligentés, en lien avec les autorités sanitaires". La préfecture du Finistère évoque de son côté dans un communiqué des "pratiques inacceptables avec des manquements graves aux règles de protection animale".

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