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Les VTH ne sont pas des OGM, rappelle le ministre de l'Agriculture

Au lendemain de la lettre ouverte de dix organisations écologistes, dont la Confédération paysanne, dans laquelle elles s'inquiétaient du développement des variétés tolérantes aux herbicides (VTH) et les associaient à des "OGM cachés", le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a remis les pendules à l'heure. Les VTH ne sont pas des OGM.
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Radio France
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 (Maxppp)

Les variétés tolérantes aux herbicides, les VTH, ne "sont pas des OGM ", a rappelé ce mardi le ministre de l'Agriculture en déplacement dans le Gers. Stéphane Le Foll répondait ainsi aux inquiétudes émises par dix organisations écologistes. Dans une lettre ouverte, ces associations demandaient au ministre de mettre un frein à cette technique de sélection des variétés. 

Car il s'agit bien de sélection et non de modification génétique. C'est la "mutagénèse ", a rappelé mardi Stéphane le Foll, une technique utilisée dans l'agriculture depuis plus de 50 ans, aussi bien dans l'agriculture biologique que conventionnelle. "C'est une technique qui reproduit un phénomène naturel [...] constaté dans le monde vivant. Cette technique est utilisée en accéléré pour identifier des qualités utiles pour telle ou telle plante, en l'occurrence, pour le tournesol et le colza ", explique Jean-Marc Petat, directeur développement durable chez BASF. 

Plus d'OGM depuis 2008

Pour M. Petat, la polémique lancée par ces organisations écologistes est "stérile ", puisque les OGM ne sont plus cultivés en France depuis 2008 et que les VTH sont en dehors de ce champ. Si la mutagénèse "était mauvaise, ça fait longtemps que ça se saurait et il faudrait demain interdire toutes les variétés utilisées en agriculture biologique ", estime M. Petat. En 2011, le gouvernement français a validé la pertinence de cette technique, et demandé au monde agricole de mettre en place un plan d'accompagnement, rappelle le directeur développement durable de BASF. 

Le ministre de l'Ecologie accompagnait ce mardi Stéphane Le Foll dans le Gers. Philippe Martin a réaffirmé la position de la France sur les OGM, son "hostilité absolue à l'égard de ce qui est génétiquement modifié ". Une position entendue par les groupes agroalimentaires. Il y a deux ans, BASF a retiré du marché européen sa pomme de terre Amflora, génétiquement modifiée. Le groupe chimique a également arrêté tous ses investissements OGM en Europe, en raison des blocages qui existent. Monsanto a fait la même chose il y a quelques semaines. 

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