Le porc bio, un marché qui rapporte

Une équipe de France 2 a rencontré un éleveur d'Ille-et-Vilaine converti au bio. Pour lui, cette transition s'est avérée bénéfique.

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Si le secteur de la viande porcine est dans la tourmente, certains de ses acteurs parviennent à s'en sortir. C'est le cas de Philippe Duté, éleveur de porcs bio à La Bouxerière (Ile-et-Vilaine).

Le producteur a abandonné l'élevage intensif il y a cinq ans. Ses voisins ont constaté un vrai changement, tout comme lui. "Aujourd'hui, on ne la sent pas, la porcherie. On ne sait même pas qu'elle existe", confie-t-il à France 2. Ses cochons sont élevés à l'air libre et nourris aux céréales bio. Il vend sa viande plus chère (3,50 euros, plus de deux fois le prix conventionnel) et a pu augmenter son salaire. Philippe Duté a même pu embaucher son fils à mi-temps.

"On voit bien la différence"

Le porc bio est écoulé en vente direct et dans les supermarchés bio. Mathieu Catheline, boucher chez Biocoop, est catégorique : "On voit bien la différence". Cette viande de qualité et plus onéreuse a sa clientèle. Néanmoins, cette filière reste très minoritaire.

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Elevage porcin dans le Finistère le 27 mai 2013. Au moment où les cochons sont nourris, le niveau sonore atteint entre 121 et 133 décibels. (FRANCOIS DESTOC / MAXPPP)