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La France suspend les importations de cerises traitées au diméthoate, un insecticide interdit dans l'Hexagone

Cette suspension prend effet samedi 23 avril et s'achève le 31 décembre.

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France Télévisions
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L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a déjà interdit le 1er février la mise sur le marché du seul produit restant à base de diméthoate, le fabricant n'ayant pas fourni les précisions demandées alors qu'une évaluation a fait apparaître des "risques inacceptables" pour le consommateur, les cultivateurs ainsi que pour les oiseaux et les mammifères. (THIERRY GRUN / ONLY FRANCE / AFP)

La France cherche à protèger ses consommateurs mais aussi ses producteurs de cerises. Selon un arrêté paru vendredi au Journal officiel, Paris a déclenché la clause de sauvegarde lui permettant de suspendre, à partir du samedi 23 avril, et jusqu'à la fin de l'année, les importations de cerises traitées avec le diméthoate, un insecticide interdit dans l'Hexagone.

Cette suspension des importations vaut aussi pour les produits venus des pays de l'Union européenne. Pour le ministère de l'Agriculture, il s'agit de protéger les consommateurs mais aussi les producteurs français qui risqueraient de souffrir d'une distorsion de concurrence en cas d'entrée sur le territoire de fruits provenant de pays utilisant toujours le diméthoate.

Comment protéger les fruits ?

L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a interdit le 1er février la mise sur le marché du seul produit restant à base de diméthoate, le fabricant n'ayant pas fourni les précisions demandées alors qu'une évaluation a fait apparaître des "risques inacceptables" pour le consommateur, les cultivateurs ainsi que pour les oiseaux et les mammifères.

Les arboriculteurs du sud de l'Hexagone ont par la suite manifesté leur inquiétude face à une perte importante de production, car ils assurent ne disposer d'aucune alternative pour protéger leurs fruits contre les attaques d'un moucheron particulièrement agressif, le drosophile suzukii, arrivé en Europe en 2010. La FNSEA demandait ainsi une dérogation de 120 jours pour permettre aux producteurs d'utiliser l'insecticide juste avant la récolte des fruits.

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