Karine Le Marchand lance le grand débat national sur l'agriculture

La forme de ce débat sera semblable au "Grand débat national", lancé en janvier dernier.

Karine Lemarchand lors du dernier défilé de Jean-Paul Gaultier, le 22 janvier 2020. 
Karine Lemarchand lors du dernier défilé de Jean-Paul Gaultier, le 22 janvier 2020.  (J.M. HAEDRICH / SIPA)

Le débat est dans le pré. L'animatrice Karine Le Marchand, célèbre pour la présentation de l'émission de télévision "L'Amour est dans le pré", a donné le coup d'envoi dimanche 23 février d'un vaste débat national sur l'agriculture et la façon d'utiliser les fonds européens qui lui sont destinés. Cette consultation, semblable au "Grand débat" dans sa forme, durera trois mois. 

"En France, nous sommes très forts pour râler et nous rebeller, et pour la première fois, nous allons pouvoir aussi proposer : si les Français s'emparaient de ce droit-là, ce serait formidable", a estilé la marraine de l'opération lancée par la Commission nationale du débat public (CNDP) lors du Salon de l'agriculture à Paris.

Baptisé "ImPACtons", le débat est piloté par des universitaires, chargés d'assurer la neutralité du processus et surtout la prise en compte de tous les avis. Il sera clôturé le 31 mai et ses conclusions seront envoyées au gouvernement qui devra les intégrer pour rédiger son Plan stratégique national (PSN) exposant les priorités du pays en agriculture. "Ce n'est pas un débat sur la politique française de l'agriculture, c'est un débat sur la politique agricole européenne", a précisé le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume.

"Réconcilier les deux France, celle des bobos des villes et celle des habitants de la ruralité"

Il y voit "une occasion unique de réconcilier les deux France, celle des bobos des villes et celle des habitants de la ruralité" et souhaite que "le plus grand nombre possible de citoyens" participent aux débats pour "défendre l'avenir de notre alimentation".

Les organisateurs ont prévu toute une série de dispositifs pour favoriser la participation populaire, dont une plate-forme internet, impactons.debatpublic.fr, où les internautes pourront donner leur avis et auront jusqu'au 23 mars pour "participer à la hiérarchisation" des objectifs de la PAC. Les syndicats agricoles, ONG, associations et organisations professionnelles pourront y publier des "cahiers d'acteurs", où exposer leurs visions respectives.

Une assemblée citoyenne sur l'agriculture (ACA), composée de 140 personnes tirées au sort et venant de chaque région de France, se réunira du 27 au 29 mars pour hiérarchiser les priorités agricoles. Plus de 30 débats publics seront organisés.