Italie : des femmes en selle pour la transhumance

La transhumance des vaches débute au mois de mai au centre de l'Italie. Une traversée de 200 km menée de plus en plus par des éleveuses.

Les cloches des vaches résonnent sur les hauts plateaux du centre de l'Italie. 350 bovins menés par une douzaine de manadiers et de manadières. Ce métier, longtemps réservé aux hommes, s'ouvre peu à peu à la mixité. Il faut être avant tout un cavalier émérite pour que le troupeau reste bien compact pendant la transhumance.

200 km à cheval

Parmi ces éleveurs, un quart sont des femmes, un scénario inimaginable il y a dix ans. En moins d'une semaine, presque 200 km seront parcourus en traversant des routes et des villages. Les manadiers travaillent alors comme une équipe et doit conduire le troupeau avec vigilance. "J'ai été très bien accueillie. Je ne suis pas vue comme une femme, mais comme une personne qui a des qualités professionnelles utiles", indique Daniella Collarusso, manadière. L'Unesco étudie le classement de ces transhumances au patrimoine immatériel de l'humanité.

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Des vaches paissent dans un champ, en Nouvelle-Zélande, le 28 août 2014.
Des vaches paissent dans un champ, en Nouvelle-Zélande, le 28 août 2014. (COLIN MONTEATH / AFP)