Investissements : les fortunes chinoises s'arrachent les vignobles du Bordelais

La France est le deuxième pays européen le plus attractif en matière d'investissements chinois, juste derrière l'Italie. Les Chinois investissent notamment dans les vignobles français, dont le Bordelais. 130 domaines ont été vendus en cinq ans, au risque de fragiliser les propriétaires français.

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FRANCE 3

C'est l'une des appellations les plus prestigieuses du Bordelais : Pauillac (Gironde), dans le Médoc. Un terroir convoité sur lequel prospèrent de grandes familles de propriétaires, comme celle de Jean-Michel Cazes. Ses 90 hectares de grands crus classés, il en a hérité de son grand-père, un boulanger, qui à la fin des années 1930, l'a acheté pour un prix dérisoire. Avec son fils, il est désormais à la tête de trois châteaux dans la région. Mais il a fallu pour cela rivaliser avec de grands groupes. Car à Pauillac, 1m² de vignes coûte aujourd'hui 20 000 euros. Ceux qui sont prêts à mettre de telles sommes dans les vignes, ce sont d'abord les géants du CAC 40, mais aussi des grandes fortunes venues de Chine, à l'instar du milliardaire Peter Kwok. Il s'est offert la semaine dernière sa septième propriété dans le Bordelais.

130 domaines passés sous pavillon chinois en cinq ans

Cet expert en la question, Michel Lachat, estime autour de 130 le nombre de domaines passés sous pavillon chinois en cinq ans. Acheter dans le Bordelais pour vendre du vin en Chine : c'est le pari qu'a fait un autre milliardaire hongkongais. Mais au-delà du vignoble, c'est le prestige de posséder un château qui a séduit le nouveau propriétaire. Depuis, la bâtisse a été entièrement transformée à la matière d'un hôtel particulier. 300m² habitables avec piscine d'intérieur. Au total, le milliardaire chinois aura dépensé 6,5 millions d'euros pour s'offrir le château de ses rêves, mais il n'en profite pour l'instant qu'une fois par an.

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Des vendangeurs travaillent dans des vignes en Gironde.
Des vendangeurs travaillent dans des vignes en Gironde. (PHILIPPE ROY / PHILIPPE ROY)