Gelées : comment protéger les récoltes

Abricots, artichauts, pêches : les professionnels de l'agriculture s'inquiètent des conséquences de la vague de froid sur leurs récoltes. Rencontre avec un arboriculteur dans le Gard. 

FRANCE 2

C'est un décor digne de la Sibérie : sur ces parcelles de Bernis, dans le Gard, les abricotiers ont été congelés. Chaque fleur délicatement emprisonnée dans un glaçon, une technique appelée aspersion, une vaporisation d'eau en continu. Cet arboriculteur espère qu'elle suffira à sauver ses récoltes. "Même si les températures de l'air ambiant sont -5, -6°C, ça permet de tenir la fleur à 0°C, et d'empêcher que le fruit à l'intérieur brûle", explique Mathieu Manetti. "Sans ça, on perd la totalité de la récolte".

200 000 euros de pertes

Depuis quelques jours, il garde l'œil rivé sur le thermomètre : 3°C en journée, jusqu'à -6°C la nuit. Sur une autre parcelle, une tour permet habituellement de souffler de l'air chaud sur les arbres. Mais cette fois, impossible de la faire marcher à cause du vent ; rien n'a pu être protégé. "La météo annonce -4, -6°C, on est loin d'être sûrs de pouvoir sauver le reste de la récolte. Nos engins ne sont pas assez puissants", confie l'arboriculteur. Sur cette parcelle, Mathieu Manetti a déjà perdu 80% de la future récolte. La vague de froid Moscou-Paris pourrait lui coûter jusqu'à 200 000 euros.

Le JT
Les autres sujets du JT
Un producteur de poireaux face à la vague de froid de janvier 2010 en Lot-et-Garonne.
Un producteur de poireaux face à la vague de froid de janvier 2010 en Lot-et-Garonne. (MAXPPP)