Gel : "À situation exceptionnelle il faut qu'il y ait une réponse exceptionnelle", dit Julien Denormandie

Le ministre de l'Agriculture est revenu samedi sur franceinfo sur l'annonce d'un "fonds de solidarité d'un milliard d'euros" pour les agriculteurs touchés par l'épisode de gel intense qui frappe la France depuis près de deux semaines.

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Julien Denormandie, le 17 avril 2021, à Parcay-Meslay, en Indre-et-Loire. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

"À situation exceptionnelle il faut qu'il y ait une réponse exceptionnelle", explique sur franceinfo le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, après l'annonce d'un "fonds de solidarité d'un milliard d'euros" pour les agriculteurs touchés par l'épisode de gel intense qui frappe la France depuis près de deux semaines.

"C'est la pire catastrophe agronomique que notre pays ait connu depuis le début du XXe siècle", affirme-t-il, précisant que "des centaines de milliers d'hectares sont impactés dans la viticulture, l'arboriculture et les grandes cultures". Le ministre promet "un calendrier rapide, qui doit aussi s'adapter aux réalités du terrain". "Quand vous êtes arboriculteur, vos pertes de revenus vont arriver dès les toutes prochaines semaines, explique Julien Denormandie. Donc pour eux par exemple, il faut que cette aide soit extrêmement rapide, qu'elle se conforme au moment où vous devriez avoir des revenus." 

"Pour les viticulteurs il faut avoir une approche de long terme. Parce que pour certains, c'est la récolte de cette fin d'été qui va impacter les revenus de toute l'année 2022."

Julien Denormandie

à franceinfo

Insistant sur l'importance d'un "dispositif qui s'adapte à ces temporalités, avec un calendrier différencié selon les cultures", le ministre de l'Agriculture promet également des dispositifs "plus rapides que d'habitude", avec la tenue d'une nouvelle cellule de crise ce lundi à 14h30 pour "finaliser ce calendrier et le dispositif". Pour les producteurs dont les pertes n'atteignent pas 13% de leur chiffre d'affaires "on met en place des dispositifs sur les charges sociales, le volet du chômage partiel et des dispositifs d'aide exceptionnelle également", précise-t-il.

Alors que la Confédération paysanne plaide pour la création d'un fonds de soutien inter-filière, Julien Denormandie estime que "la question qui est posée est celle de l'assurance récolte" qui "ne convient plus". "Il nous faut repenser l'entièreté de ce dispositif", affirme le ministre de l'Agriculture, qui promet "des annonces dans les prochaines semaines" sur "la revue de ce dispositif".

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