Le casse-tête des éleveurs et des porcs invendus

La fermeture prolongée du marché de Plérin a de graves conséquences pour les éleveurs, qui ne peuvent plus vendre leurs porcs.

FRANCE 2

La filière porcine s'enfonce davantage dans la crise ce vendredi 14 août. Lundi et jeudi, le marché de Plérin (Côtes-d'Armor) a été boudé par les deux principaux acheteurs, Bigard et la Cooperl. Aujourd'hui, l'ouverture exceptionnelle espérée n'a pas eu lieu. Sans cotation, les éleveurs bretons sont contraints de garder leurs animaux.

Jean-Marie et Peggy Josselin, éleveurs à Ploubalay, sont face à un casse-tête. Hier, 360 cochons devaient être vendus. "On ne sait pas ce qu'ils vont devenir", confie l'éleveuse à France 2.

Un calcul "dramatique"

La situation devient urgente car chaque bête en sursis avale 2,5 kilos de nourriture par jour. Et plus elles engraissent, moins elles sont commercialisables. Jean-Marie Josselin fait un calcul angoissant, entre les coûts supplémentaires et la dévaluation de la viande : "La conjonction des deux est dramatique puisque aujourd'hui déjà, on n'arrive pas à équilibrer nos comptes".

Quand il apprend que le marché au cadran n'ouvrira pas, l'éleveur peste contre le ministère de l'Agriculture : "On doit attendre lundi. Bah c'est bien pour une aide d'urgence. Ils ne sont pas capables de bosser le samedi...".

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Des éleveurs de porcs manifestent devant la sous-préfecture de Morlaix (Finistère) avec une truie baptisée \"La Folle\", en référence au ministre de l\'Agriculture, Stéphane Le Foll.
Des éleveurs de porcs manifestent devant la sous-préfecture de Morlaix (Finistère) avec une truie baptisée "La Folle", en référence au ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll. (FRED TANNEAU / AFP)