Crise du porc : la viande haut de gamme, solution pour sauver la filière ?

Certains ont fait le pari d'un élevage moins grand, mais de meilleure qualité. La production est plus contraignante, mais le filon est porteur.

FRANCE 2

Des porcs libres de leurs mouvements, qui peuvent creuser, manger l'herbe ou se tremper dans la boue... Voilà le choix qu'ont fait Éric Nesson et sa femme, éleveur de "porcs fermiers d'Auvergne". Un choix qui leur permet de faire face en cette période de crise. Après avoir grandi pendant trois mois à l'intérieur, les bêtes découvrent leur enclos. Tout est permis. De 40 kg, jusqu'à 130, 140 kg de poids vif, ils vont vivre dehors, explique l'éleveur. Le couple produit chaque année 1 000 porcs qui sont labellisés "porcs fermiers d'Auvergne". Deux critères entrent en compte : la vie en plein air et l'alimentation.

2,10 euros le kilo

Les porcs mangent ici un mélange de 80% de céréales avec un complément de tourteau de soja et de tourteau de colza. Au bout de trois mois en extérieur, les porcs auront atteint le poids optimal et partiront à l'abattage. Grâce au label, les Nesson les vendent en moyenne 2,10 euros le kilo. La viande est commercialisée essentiellement dans des boucheries de la région.

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Les porcs d\'un élevage de Plonéour-Lanvern (Finistère), le 11 avril 2015.
Les porcs d'un élevage de Plonéour-Lanvern (Finistère), le 11 avril 2015. (FRED TANNEAU / AFP)