Brexit sans accord : "Le secteur agricole le plus touché serait celui des vins et spiritueux"

La présidente de la FNSEA craint qu'un départ du Royaume-Uni de l'Europe sans accord pèse sur les exportations françaises.

La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, le 10 décembre 2018 à l\'Élysée, à Paris. 
La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, le 10 décembre 2018 à l'Élysée, à Paris.  (LUDOVIC MARIN / AFP)

"Le secteur le plus touché serait celui des vins et spiritueux, puisque nous avons un solde positif d'1,3 milliard d'euros avec le Royaume-Uni", s'alarme dimanche 20 janvier sur franceinfo Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. La Première ministre britannique Theresa May doit présenter lundi son plan B de l'accord de Brexit, après le rejet massif par la Chambre des communes de l'accord négocié avec Bruxelles.

Vins, mais aussi camembert et pommes

"La deuxième victime serait les produits laitiers, avec 100 millions d'euros de solde positif. Les Britanniques sont par exemple très friands de camemberts et de brie. Ce sont beaucoup de produits laitiers exportés qui reviendraient sur l'Europe et feraient baisser les prix", explique la patronne du premier syndicat agricole français. "Le secteur des pommes serait aussi très touché – la France est le premier fournisseur de pommes vers les Royaume-Uni – et puis le secteur des légumes et des céréales".

"Nous craignons que ces pertes de marché se traduisent par des effondrements de prix. Et puis il y a la question des normes. Si le Royaume-Uni n'applique plus les mêmes normes, il peut y avoir des distorsions de concurrence", craint Christiane Lambert. "Les pays du Royaume-Uni seraient des pays tiers, qui pourront décider des droits de douane et donc restreindre les importations. On le craint".