Bretagne : le sarrasin fait de la résistance face à la concurrence étrangère

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Bretagne : le sarrasin fait de la résistance face à la concurrence étrangère
France 3
Article rédigé par
C.Vérove, A.Exposito, O.Pergament - France 3
France Télévisions

70% du blé noir provient de Chine et des pays de l'Est, plus compétitifs. Des producteurs bretons ont décidé de relancer cette culture, protégée par une IGP qui garantit la traçabilité. 

Dans une crêperie de Rennes (Ille-et-Vilaine), les touristes pensent manger d'authentiques galettes bretonnes. En cuisine, la pâte n'est pourtant pas tout à fait française. Son ingrédient principal, la farine de sarrasin, a traversé les frontières. "C'est de la farine qui peut venir du sud de la France, de Bretagne, de Belgique ou autres", reconnait le crêpier, Ronald Le Helloco, qui avoue ne pas savoir d'où provient la sienne. 

70% du blé noir consommé en Bretagne vient de l'étranger 

La moitié des crêpiers utilisent un blé étranger, beaucoup moins cher que les productions locales. 70% du blé noir consommé par les Bretons est en effet étranger, originaire de Russie, d'Ukraine ou de Chine. Moins rémunérateur que le blé blanc, le sarrasin a presque disparu de Bretagne : il existe 200 fois moins de surfaces cultivées qu'il y a 250 ans. Depuis 30 ans, des producteurs bretons tentent de le réimporter sur leurs terres, comme Serena Fortin, qui rappelle que "le sol granitique breton est fait pour faire du blé noir". Elle doit se plier à des contrôles réguliers pour être labellisée "blé breton". 

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