Autonomie alimentaire : le nouveau rêve des villes

À l'heure où l'on doit limiter les émissions de CO2 et acheter en circuit court, certaines villes se mettent à rêver d'autonomie alimentaire. Elles poussent les agriculteurs à s'installer en périphérie, voire parfois au cœur de la ville pour produire les fruits et légumes que consommeront les citadins. Mais ce n'est pas si simple.

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Elle n'en a pas l'air comme ça, mais cette ferme à quelques centaines de mètres du périphérique rennais (Ille-et-Vilaine) est le début d'une petite révolution. Elle participe à nourrir localement les habitants de la ville. Depuis deux ans, des citadins, comme deux sœurs, viennent y chercher un panier par semaine entre midi et 14h. Le panier coûte 15 euros. "On retrouve un peu ce que papa et maman avaient dans notre jardin. Je ne travaille pas du tout la terre et ça donne presque envie de planter des petites choses dans le jardin", explique l'une d'elles.

Une ferme rentable

Le maraîcher Mikael Hardy fournit aussi huit restaurants rennais et tient un étale dans un marché du centre-ville. Son champ, prêté par la mairie, mesure à peine un demi-hectare. Alors il a misé sur la permaculture, une approche qui permet d'optimiser chaque cm2. Résultat : sa ferme est rentable, et il a même créé deux emplois. "La ferme a produit 40 000 euros de chiffre d'affaires durant sa première année de production. Avec environ 10 000 euros de charges, ça laisse 30 000 euros pour continuer à investir sur le site et payer des salaires", révèle Mikael Hardy.

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Deux millions de tonnes de fruits et légumes gaspillés chaque annéeà cause de leur laideur.
Deux millions de tonnes de fruits et légumes gaspillés chaque annéeà cause de leur laideur. (MIGUEL MEDINA / AFP)