Agriculture : "Sur le mois de mars, il y a au moins 10 000 personnes à trouver pour travailler sur les exploitations", estime un entrepreneur du secteur

Jean-Baptiste Vervy, directeur de la start-up à l'origine de la plateforme "Des bras pour ton assiette", explique sur franceinfo que le secteur agricole a besoin de recruter pour répondre à "de vrais besoins de productivité", alors que de nombreux travailleurs étrangers ne pourront pas venir en raison de la crise sanitaire.

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Radio France
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Des ouvriers agricoles trient des pommes de terre, dans une ferme à Godonville (Eure-et-Loir), le 11 septembre 2020. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

"Sur le mois de mars, il y a entre 10 000 et, si ça se passait très mal, 60 000 personnes à trouver pour travailler sur les exploitations agricoles", a expliqué Jean-Baptiste Vervy, directeur de Wizifarm, dimanche 28 février sur franceinfo. Il s'agit de la start-up à l'origine de la plateforme "Des bras pour ton assiette", dans l'objectif de mettre en relation des personnes sans emploi ou au chômage partiel à cause de la crise du Covid-19 et des agriculteurs ayant besoin de main d'oeuvre.

"On sait que, par exemple, au mois de mars, il s'embauche en théorie 80 000 personnes", a précisé Jean-Baptiste Vervy. Il faut "considérer que sur les 80 000 personnes, il y en a 50% qui sont des travailleurs étrangers" dont tous ne pourront peut-être pas entrer sur le territoire français, suivant l'évolution de la situation sanitaire. Selon l'entrepreneur, "pour les 40 000 [autres] personnes qui restent sur le sol français, il y a entre 10 et 25% de turn-over. Pour faire simple, sur le mois de mars, il y a entre 10 000 et, si ça se passait très mal, 60 000 personnes à trouver pour travailler sur les exploitations agricoles".

"L'année dernière, s'est souvenu Jean-Baptiste Vervy, il y a eu un appel [du gouvernement] à aider l'agriculture. Alors c'est sympa, mais l'agriculture, c'est quand même des vrais métiers, avec des vrais besoins de productivité quelque part. C'est un gros mot, mais c'est quand même un peu le cas. On a besoin de gens qui tiennent la route physiquement, qui résistent à l'effort aussi."

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