Quatre mois avec l'interdiction du métam-sodium, c'est l'heure du premier bilan pour les producteurs de mâche. Sur les hectares de plantation, plus aucune trace du pesticide, résultat : les mauvaises herbes prolifèrent. Et c'est à la main que ces dernières doivent être arrachées. Bertrand Redureau, un producteur, a dû embaucher davantage de main-d'œuvre et redéployer ses équipes.Trois fois plus de temps de travailDésherber une parcelle peut prendre jusqu'à trois fois plus de temps sans métam-sodium. Selon la Fédération des maraîchers nantais, ces nouvelles contraintes de travail vont automatiquement engendrer une hausse des coûts de production. Côté consommateurs, beaucoup se félicitent de l'interdiction du pesticide et certains ont même changé leurs habitudes de consommation.