Agriculture : ces producteurs et éleveurs qui n'utilisent plus le glyphosate

Une agricultrice de Bourbriac (Côtes-d'Armor) a décidé de ne plus utiliser de glyphosate. Elle nous explique sa démarche.

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Isabelle Conan est éleveuse et productrice de lait à Bourbriac (Côtes-d'Armor) depuis 20 ans. Pendant des années, elle a utilisé quantité de produits phytosanitaires, jusqu'à la crise de la vache folle provoquée par les farines animales contenues dans la nourriture industrielle. "Après 1999 où on a eu l'abattage total de notre troupeau dû à un cas d'ESB, avec la vache folle il y a eu une prise de conscience de devenir autonome sur l'alimentation de notre cheptel et de notre ferme, pour ne plus subir les aléas des aliments vendus par le commerce", explique cette dernière.

Un préambule à l'interdiction du produit

Depuis, Isabelle a décidé de privilégier le pâturage pour ses vaches et de limiter au maximum les produits chimiques : plus de prairies, moins de maïs, et surtout plus du tout de glyphosate. "Il y a quelques années, on a acheté 150 litres de glyphosate. Aujourd'hui, depuis quatre ans, c'est zéro litre. Notre bilan et nous, on ne s'en porte que mieux", constate la productrice. Le changement des pratiques agricoles et donc des mentalités reste le préambule à toute interdiction.

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Du désherbant de la marque Roundup, contenant du glyphosate, dans un magasin de Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), le 16 juin 2015.
Du désherbant de la marque Roundup, contenant du glyphosate, dans un magasin de Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), le 16 juin 2015. (CHARLES PLATIAU / REUTERS)