"Agribashing" : des observatoires pour protéger les exploitants

Les agriculteurs sont de plus en plus confrontés à des actes d'incivilités et des tentatives d'intimidation. Le gouvernement demande la création d'un observatoire de l'"agribashing" dans chaque département.

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Philippe Clément n'est pas près d'oublier les tags découverts sur son exploitation. "Élevage = meurtre", "assassin", ces inscriptions ouvertement antispécistes ont été réalisées en pleine nuit sur les murs de sa ferme de Marainville-sur-Madon, dans les Vosges. Rejet de l'élevage de masse ou de l'usage des pesticides, ces attaques se multiplient contre les agriculteurs, déjà fragilisés par la conjoncture économique.

La gendarmerie aux côtés des agriculteurs

Pour évaluer le phénomène et limiter l'insécurité chez les éleveurs, le préfet des Vosges a installé son observatoire de l'"agribashing", le dénigrement agricole en français. L'objectif est de mobiliser des représentants de l'État et des forces de l'ordre autour des exploitants. La gendarmerie propose par exemple de réaliser des audits de contrôle pour évaluer la sûreté des bâtiments agricoles. Une cellule spéciale chargée des atteintes a aussi été créée.

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Des vignes de champagne près de Reims (Marne), le 25 octobre 2019 (photo d’illustration).
Des vignes de champagne près de Reims (Marne), le 25 octobre 2019 (photo d’illustration). (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)