General Electric "devra payer" les pénalités pour les emplois non créés en France

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, l'a affirmé, dimanche, sur RMC et BFMTV.

Le logo du groupe General Electric, à Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), le 21 novembre 2016.
Le logo du groupe General Electric, à Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), le 21 novembre 2016. (LOIC VENANCE / AFP)

General Electric ne va pas tenir son engagement. En 2014, lorsque le géant américain a repris la branche énergie d'Alstom, le groupe avait promis de créer un millier d'emplois en France. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a affirmé, dimanche 17 juin, que Général Electric "devra payer" des pénalités pour ne pas avoir respecté sa promesse.

Amende potentielle de 34 millions d'euros

"General Electric avait pris quatre engagements, sur le territoire, le développement économique, sur des activités. Ils ont tenu les trois autres, ils ne tiennent pas celui de l'emploi", a expliqué la ministre sur BFMTV et RMC. Et de préciser : "Le contrat avait prévu qu'il y ait une pénalité de 50 000 euros par emploi qui ne serait pas créé, donc ils devront les payer." Au total, les pénalités représentent une amende potentielle de près de 34 millions d'euros si la situation n'évolue pas d'ici à la fin 2018.

"En l'occurrence, ils ont perdu des marchés", a poursuivi Muriel Pénicaud, reconnaissant que "les marchés ne sont pas tous prévisibles". "Ça aurait de l'allure qu'ils disent : ça, on ne peut pas faire, mais voilà ce qu'on va faire pour aider l'emploi dans notre environnement, on va aider les jeunes, on va aider les PME autour de nous..." a-t-elle suggéré. Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a "regretté" l'annonce de General Electric, qui selon Bercy n'avait créé que 323 emplois en France à la fin avril.