Gad : l'abattoir de Josselin sauvé, Intermarché va conserver 530 emplois sur 755

Le tribunal de commerce de Rennes a rappelé, en validant l'offre de reprise de la SVA Jean Rozé, filiale de production de viande d'Intermarché, que cette dernière avait été la seule candidate à la reprise de cet abattoir.

Des employés des abattoirs Gad à Josselin (Morbihan), le 22 octobre 2013.
Des employés des abattoirs Gad à Josselin (Morbihan), le 22 octobre 2013. (FRED TANNEAU / AFP)

Après des mois de crise et d'incertitude, l'abattoir de porcs Gad à Josselin (Morbihan) évite la fermeture grâce à sa reprise par le groupe Intermarché, qui s'est engagé à maintenir 530 emplois sur 755 et à injecter 20 millions d'euros sur le site. Le tribunal de commerce de Rennes a rappelé, jeudi 16 octobre, en validant l'offre de reprise de la SVA Jean Rozé, filiale de production de viande d'Intermarché, que cette dernière avait été la seule candidate à la reprise de cet abattoir qui, dès lundi, prendra le nom de "Josselin Porcs Abattage".

Faute de repreneur, les deux autres sites de Gad SAS, à Lampaul-Guimiliau (Finistère), qui emploient 71 personnes au total, l'unité "salé fumé" (58 postes) et l'unité "graisse animale" (13 postes), restent en liquidation judiciaire.

"On ne vient pas pour le court terme", assure Intermarché

"ll convient de saluer à sa juste valeur le pari économique de la SVA Jean Rozé", a dit le président du tribunal de commerce en prononçant son délibéré, alors que la filière porcine traverse une crise sans précédent, marquée notamment par une surcapacité industrielle, des distorsions de concurrence au sein de l'UE et dernièrement par l'embargo russe sur la viande de porc.

Malgré cette situation, "si on reprend une activité dans un contexte difficile et qu'on prend l'engagement d'investir 20 millions d'euros, ça veut dire qu'on ne vient pas pour le court terme, on ne vient pas pour fermer le site dans un an, a commenté jeudi le président de la SVA Jean Rozé, Dominique Langlois, après l'annonce de la décision du tribunal. L'objectif, c'est de redresser l'entreprise, de la moderniser, de la rendre encore plus compétitive (...) et conquérir des parts de marché."