Emploi : quand l'ubérisation du travail aide à vaincre la discrimination

Le statut de chauffeur ou de livreur indépendant serait devenu un facteur d'intégration pour des jeunes souvent issus de l'immigration et qui restaient avant à la porte du marché du travail. France 2 a mené l'enquête.

France 2

Nanse Marcoux a 24 ans et n'a connu que des petits boulots de vendeurs. Ce jeune homme issu d'un quartier modeste de la banlieue lyonnaise est fier au volant de son Audi. Depuis janvier, il a un emploi stable, celui de chauffeur de VTC, et un statut auto-entrepreneur. Il dit avoir été victime de discrimination par le passé, mais sa vie a changé grâce à une application qui le met en contact direct avec ses clients. "Ils ne font pas attention à ce qu'on soit un blanc, un noir, un jaune, un vert, un violet. C'est aussi la force de ces applications. Il n'y a pas d'entretien d'embauche puisqu'on est chacun le patron de sa propre entreprise", explique Nanse Marcoux. 

Un accès facile  

Comme ce jeune homme, ils sont plusieurs milliers issus de ces quartiers difficiles à se laisser tenter chaque année par ce nouveau métier. 25% d'entre eux étaient sans emploi avant de se lancer dans ce secteur. Pas de diplôme requis, mais une formation de quelques heures seulement. Ici, venir des quartiers populaires et êtres jeunes n'est pas un handicap. 70% de ces auto-entrepreneurs ont moins de 40 ans.

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Un utilisateur de l'application Uber à Nantes (Loire-Atlantique). (MAXPPP)