Conférence sociale : "l'immobilisme condamnerait à terme notre modèle social", affirme Valls

Le Premier ministre s'est exprimé devant les partenaires sociaux.

Manuel Valls et Myriam el Khomry arrivent à la quatrième conférence sociale du quinquennat, le 19 octobre 2015, à Paris. 
Manuel Valls et Myriam el Khomry arrivent à la quatrième conférence sociale du quinquennat, le 19 octobre 2015, à Paris.  (ERIC FEFERBERG / AFP)
Ce qu'il faut savoir

C'est l'un des symboles du dialogue social prôné par François Hollande. Lundi 19 octobre, s'est tenu la quatrième conférence sociale du quinquennat, qui réunit l'ensemble des partenaires sociaux, les syndicats et le patronat. Voici ce qu'il faut en retenir.

 Pas de grandes annonces pour le moment. Les orientations de la réforme du Code du travail seront annoncées le 28 octobre, a déclaré lundi Manuel Valls. 

 Réforme du Code du travail, la formation des chômeurs ou le compte personnel d'activité : François Hollande a déjà fait quelques annonces en fin de matinée. 

La CGT a décidé de boycotter une nouvelle fois l'exercice. Il conteste la mise en examen des salariés d'Air France soupçonnés d'être impliqués dans les violences contre deux cadres de la compagnie aérienne, le 5 octobre. François Hollande a estimé qu'il était "commode de ne jamais s'embêter à signer le moindre accord".

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19h00 : "L'immobilisme condamnerait à terme notre modèle social", a prévenu Manuel Valls, il y a quelques instants, en ouverture de la conférence sociale. Le chef du gouvernement s'en est pris à ceux qui veulent "saper les fondements de la démocratie sociale". Voici un extrait de son discours.

(FRANCE 2 et FRANCE 3)

18h22 : "Nous conduirons la feuille de route avec ceux qui sont prêts à s'engager", déclare Manuel Valls. Une allusion à la CGT qui boycotte la conférence sociale.

18h16 : Les orientations de la réforme du Code du travail seront annoncées le 28 octobre, affirme Manuel Valls.

18h06 : "Plus de modernité, ce n'est pas plus de précarité", martèle le Premier ministre. "L''ubérisation' de notre économie peut aussi représenter une opportunité", indique-t-il.

18h59 : "Nous aurons besoin de l'énergie nucléaire. C'est cela, le mix énergétique."

120 000 emplois doivent être créés dans l'énergie nucléaire, d'ici 2020, poursuit le Premier ministre. "Soyons lucide, l'image du nucléaire est abîmée dans le monde", concède-t-il. Mais pour lui, la France doit participer du développement de l'atome à l'étranger.

17h54 : "Réinventer notre modèle social, c'est créer de nouveaux droits" mais aussi "encourager la prise de risques", explique le Premier ministre à la tribune.

17h53 : "Un modèle disparaît, un monde aussi, celui des salariés évoluant toute leur carrière au sein d'une même entreprise."

17h51 : Toujours sans la nommer, le Premier ministre fustige la décision de la CGT, qui a choisi de ne pas participer à cette conférence sociale.

17h53 : Manuel Valls s'exprime depuis la conférence sociale. Vous pouvez suivre son allocution ici.

17h31 : "Il faut arrêter de faire du dialogue social hors-sol, ce dialogue social complément déconnecté de l'économie", a déclaré le président du Medef, Pierre Gattaz. Le patron des patrons a pris la parole devant la presse à l'issue de la journée passée avec les syndicats et le président de la République à la quatrième conférence sociale.

(FRANCE 2 et FRANCE 3)

17h26 : François Hollande a ouvert ce midi la quatrième conférence sociale. Elle réunit le gouvernement, les patrons et les syndicats, mais pas la CGT, qui a choisi de bouder l'exercice. Dans son discours, le président de la République a donc cherché à rassurer sur l'état du dialogue social en France. Je me suis demandé si cela avait fonctionné, sur le fond comme sur la forme.

16h48 : "Moi, je m'en fiche du gouvernement, mon problème ce n'est pas le gouvernement, ce sont les salariés."

Laurent Berger a réagi à son tour. Le secrétaire général de la CFDT a quant à lui critiqué l'absence de certaines centrales syndicales comme la CGT, sans la nommer.

(FRANCE 3)

16h43 : Selon Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, le dialogue social se fait essentiellement entre le gouvernement et le Medef. Devant les caméras de France 3, il dénonce "l'autoritarisme social" et évoque son "désaccord" sur la politique économique et sociale menée par le gouvernement.

(FRANCE 3)

14h37 : Qu'y a-t-il dans le code du travail qui gêne les travailleurs ? Rien du tout. Qu'y a-t-il dans le code du travail qui gêne le patronat ? Tout le code du travail. Et lui seul a la parole sur ce sujet. De quoi se révolter.

14h36 : En résumé surtout François Hollande se rend compte qu'il est plus facile d'être dans l'opposition et de tout bloquer et de tout critiquer, plutôt que faire ce qu'il préconisait ! Il a commencé par tout défaire et maintenant, il est au pied du mur et s'aperçoit que le mur est bien trop haut pour lui (...) il a longtemps appris à discuter mais il faut des actes, et pour les actes, il n'est pas capable,en plus il a peur de déranger tout le monde (...)

14h35 : Arrêtez d'être de mauvaise foi, vous savez très bien que le travail ne se résume pas à ces trois points. Attendez au moins de voir avant de vous plaindre...

14h37 : La durée légale du travail, le smic et le contrat de travail ne seront pas modifiés, assure François Hollande, mais le Code du travail sera bel et bien réformé. Après l'allocution du président, en ouverture de la troisième conférence sociale, vous continuez de réagir à ses déclarations.

13h05 : "Il est commode de ne jamais s'engager en espérant que d'autres le feront."

François Hollande a fustigé l'absence de la CGT et de Solidaires lors de l'ouverture de la conférence sociale, et a qualifié les violences sur les dirigeants d'Air France "d'inexcusables".

13h01 : Donc, ça ne servira à rien...

13h01 : S'il touche au Code du travail, c'est un conflit qui va lui coûter sa réélection. Et vous le verrez dès le mois de décembre. C'est la base ouvrière qui mènera la lutte.

13h00 : En résumé François Hollande ne veut toucher à rien qui puisse fâcher ...

13h00 : La réforme du Code du travail ne touchera ni à la durée légale, ni au Smic, ni au contrat de travail, selon François Hollande. Dans les commentaires, cette annonce vous fait réagir.

12h36 : A l'issue de cette prise de parole, il est important de relever queFrançois Hollande a assuré que la réforme du Code du travail ne toucherait ni à la durée légale, ni au Smic, ni au contrat de travail.

12h33 : François Hollande vient de terminer son allocution : un discours clairement tourné vers la création d'emplois, via notamment la formation.

12h31 : "Je ne ralentirai en aucune manière le rythme des réformes d'ici la fin du quinquennat".



(FRANCETV INFO)

12h28 : François Hollande annonce 150 000 formations prioritaires en 2016 pour les chômeurs.

12h28 : "Nous devons former pour avoir les meilleures chances dans les transitions qui s'opèrent. (...) Il faut faire de la transition énergétique et écologique un atout économique."

12h25 : Le président évoque la loi sur la transition énergétique et la croissance verte : "Je demande aux partenaires sociaux de prendre toute leur part dans la définition de ces choix", car, " le problème que nous avons en France (...) c'est d'avoir des emplois qui ne sont pas pourvus, des possibilités d'emplois qui ne sont pas saisies, à cause d'un système de formation défaillant".

12h21 : "La durée légale de travail, le SMIC, le contrat de travail" seront préservés à l'issue des négociations sur le Code du travail, assure François Hollande.

12h21 : Le projet de loi concernant le compte personnel d'activité "sera soumis au Parlement dès le début de l'année prochaine".

12h07 : "Il est commode de ne jamais s'engager en espérant que d'autres le feront."

Sans la nommer, François Hollande adresse une pique à la CGT, absente de la conférence sociale du jour.

12h05 : "Je n'accepterai jamais que des violences inexcusables qui ont été commises à Air France puissent être l'occasion de s'en prendre au syndicalisme dans son ensemble."

Comme ce matin sur RTL, le chef de l'Etat défend la légitimité des syndicats après les violences du CCE d'Air France.

12h05 : "Aucun de ces rendez-vous n'a été sans conséquence et sans portée."

François Hollande défend sa méthode, alors que la CGT a décidé de boycotter ce rendez-vous.

11h57 : François Hollande ouvre la quatrième conférence sociale de son quinquennat. Suivez son allocution en direct sur notre site.

07h57 : "Quand il n'y a plus de représentants, nulle part, vous discutez avec qui ? Nous avons besoin de corps intermédiaires ! Sans eux, nous sommes dans une forme de désordre, de violence. Qu'on ne compte pas sur moi, parce qu'il y a eu des violences ça ou là, de discréditer le dialogue syndical !"

A quelques heures de l'ouverture de la quatrième conférence sociale de son quinquennat, François Hollande loue au micro de RTL le rôle joué par les syndicats. Qui ne le lui rendent pas forcément bien, comme l'explique notre journaliste Elise Lambert.

07h40 : Le chef de l'Etat finit par évoquer le cas du syndicaliste qui a refusé de lui serrer la main. "Il veut me parler : il me parle. Il ne veut pas me serrer la main, tant pis pour lui !", dit-il, avant de faire référence, sans le citer, au "casse-toi pauvre con" de Nicolas Sarkozy.

07h38 : "Ce que j'attends des syndicats, ce n'est pas de la politesse, c'est du dialogue. (...) Il y a toujours des conflits, des intérêts divergents. On ne les surmonte pas avec de la violence, mais de l'apaisement. L'objet de la conférence sociale, c'est de donner une feuille de route pour l'année qui vient."

Interrogé au sujet du syndicaliste qui avait refusé de lui serrer la main la semaine dernière, François Hollande commence par évoquer les enjeux de la conférence sociale.

07h27 : Le gouvernement ouvre dans quelques heures sa quatrième conférence sociale dans un climat tendu. Pour la seconde fois du quinquennat, le syndicat majoritaire CGT adopte la politique de la chaise vide pour contester la mise en examen des salariés d'Air France. Notre journaliste Elise Lambert vous explique comment le président a perdu la confiance des syndicats.