Des policiers mobilisés pour obtenir "des moyens"

Des rassemblements de policiers ont eu lieu mercredi à Paris et dans la plupart des grandes villes de France pour réclamer des recrutements. Les principaux syndicats de gardiens de la paix appelaient à la mobilisation sur les effectifs jugés insuffisants. Le matricule contesté et le pouvoir d'achat en berne se sont aussi invités dans les revendications.

(Noémie Bonnin Radio France)

Le "manque de moyens " a été dénoncé par les
principaux syndicats de gardiens de la paix lors de rassemblements organisés mercredi dans la plupart des villes de France, à Paris, Bordeaux, Marseille, également à
Nice, Mende ou encore Poitiers et Rennes.

A Paris, pas de colère dans l'union : tandis que le syndicat
Alliance réunissait 300 policiers devant la préfecture de police, plus de 200
manifestants participaient à un meeting de l'organisation Unité SGP Police
Force Ouvrière à Créteil, dans le Val de Marne.

Parmi les thèmes débattus : l'obligation
depuis le premier janvier du matricule sur les uniformes des policiers
, le gel des salaires depuis 2010 et la chute du pouvoir d'achat, ainsi que les
services trop peu étoffés en personnel.

Christophe Sunac, adhérent au syndicat Unité SGP police FO, évoque
son quotidien sur France Info. Ce policier qui exerce sa mission depuis depuis 27 ans à Paris regrette "la baisse des effectifs au détriment des rapports humains dans les
quartiers
".

 

Une cinquantaine de policiers se sont mobilisés à Nice, 200 à Bordeaux et à Toulouse, une quarantaine à Rennes et une trentaine à Mende où les manifestants ont dénoncé le "matricule qui rend chèvre", en accompagnant leur slogan par la présence de deux chèvres dans le cortège.