Réforme de l’assurance chômage : que va changer le nouveau mode de calcul de l’allocation ?

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Réforme de l’assurance chômage : que va changer le nouveau mode de calcul de l’allocation ?
Franceinfo
Article rédigé par
E.Lefebvre, C.Rameaux - franceinfo
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Mardi 28 septembre, dans le duel éco du 23h, Étienne Lefebvre, rédacteur en chef des Échos, et Christophe Ramaux, professeur à l’université de la Sorbonne et membre des Économistes atterrés, débattent de la réforme de l’assurance chômage. 

La réforme de l’assurance chômage divise toujours les syndicats et le gouvernement. Le 1er octobre 2021, un nouveau mode de calcul de l’allocation versée aux demandeurs d’emploi sera appliqué, ce qui a du mal à passer pour les organisations salariales. "Le contexte a beaucoup changé par rapport au début de la crise sanitaire. Ce n’est pas une mesure brutale, parce qu’il n’y a pas une recherche d’équilibre financier immédiat, il n’y a pas de retour à l’équilibre prévu au mieux avant 2023", tempère Étienne Lefebvre, rédacteur en chef des Échos, sur le plateau du 23h, mardi 28 septembre. 

Une "remise en cause des droits de ceux qui souffrent le plus"

Un avis que Christophe Ramaux, professeur à l’université de la Sorbonne et membre des Économistes atterrés, est loin de partager. "Emmanuel Macron a commencé son quinquennat avec la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF), et l’une de ses dernières mesures sera la remise en cause des droits de ceux qui souffrent le plus, les chômeurs. Avant, on calculait vos droits en fonction des salaires touchés, mais avec ce nouveau calcul très compliqué du salaire journalier, on prend en compte les périodes où vous n’avez pas travaillé, ce qui est un comble", estime-t-il. 

Étienne Lefebvre souligne toutefois que le système actuel permet à ceux "qui enchaînent des petits boulots avec des périodes entrecoupées d’indemnisation du chômage d’être mieux couverts qu’une personne qui a autant travaillé dans cette période mais avec un contrat plus long". Si le rédacteur en chef reconnaît qu’il "y aura des perdants parmi ces petits boulots", il rappelle que "la volonté politique assumée, c’est de dire que le système ne doit plus inciter à cette course aux CDD courts". 

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