Projet de loi sur l'assurance chômage : "C'était important que le texte reprenne l'accord", selon la CFDT

Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la CFDT, a commenté sur franceinfo, la réforme de l'assurance chômage présentée vendredi et dont la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dévoile les grandes lignes dans "Le Parisien".

Une agence de Pôle emploi à Montpellier (Hérault), le 27 avril 2016. 
Une agence de Pôle emploi à Montpellier (Hérault), le 27 avril 2016.  (PASCAL GUYOT / AFP)

"C'était important que le texte reprenne l'accord" sur l'assurance chômage, notamment sur les indemnisations des démissionnaires et la promesse de contraintes pour les entreprises qui ont un recours important aux contrats courts, a expliqué, vendredi 2 mars sur franceinfo, Véronique Descacq. La secrétaire générale adjointe de la CFDT a réagi alors que la ministre du Travail Muriel Pénicaud présente aujourd'hui le projet de loi de réforme de l'assurance chômage. Elle en dévoile les grandes lignes dans un entretien au journal Le Parisien.

Muriel Pénicaud suit les partenaires sociaux

Pour les démissionnaires, "le gouvernement nous avait demandé de faire une petite allocation spécifique, limitée en montant, limitée dans le temps, les partenaires sociaux n'ont pas voulu ça", a expliqué Véronique Descacq. Muriel Pénicaud suit l'accord sur ce point et promet que les démissionnaires seront indemnisés dans "les mêmes conditions que n'importe quel chômeur", déclare la ministre dans le quotidien régional. La mesure, sous conditions, devrait concerner "entre 20 000 et 30 000 personnes par an", selon Muriel Pénicaud.

Pour lutter contre les entreprises ayant recours trop largement aux contrats courts, le gouvernement souhaitait mettre en place un système de bonus/malus. L'idée n'est pour l'instant pas retenue, ce qui satisfait Véronique Descacq : "Les partenaires sociaux ont décidé de négocier d'abord dans les branches." La secrétaire générale adjointe de la CFDT a ensuite expliqué sa position : "Ce que prévoit l'accord et ce que fera le gouvernement, c'est qu'à la fin de l'année, si les négociations de branche n'ont pas abouti, alors il y aura des sanctions financières, un bonus/malus ou autre chose. La CFDT propose par exemple une cotisation dégressive pour allonger la durée des contrats."