Le dispositif des emplois francs sera généralisé à tous les quartiers prioritaires en 2020

Lancée dans quelques zones en avril 2018, la mesure, qui entend favoriser l'embauche de chômeurs dans les quartiers de la politique de la ville, sera généralisée à l'ensemble du territoire en 2020. 

Le président de la République, Emmanuel Macron, rencontre des salariés en réinsertion avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud, le 10 septembre 2019 à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne). 
Le président de la République, Emmanuel Macron, rencontre des salariés en réinsertion avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud, le 10 septembre 2019 à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne).  (LUDOVIC MARIN / POOL / AFP)

Il sera désormais appliqué dans toute la France. Le dispositif des "emplois francs", qui vise à favoriser l'embauche de chômeurs dans les quartiers de la politique de la ville (QPV), sera généralisé sur l'ensemble du territoire en 2020, selon le projet de budget du ministère du Travail.

Ce dispositif permet à tout employeur, situé ou non en QPV, de bénéficier d'une aide de 5 000 euros par an sur trois ans pour une embauche en CDI d'un chômeur habitant dans ces quartiers. Cette aide est de 2 500 euros sur deux ans pour toute embauche en CDD d'au moins six mois.

La mesure, lancée en avril 2018 dans quelques zones, a déjà été élargie en mars à la moitié des 1 500 QPV, afin d'améliorer des résultats quantitatifs encore modestes.

Quelque 6 000 emplois signés

Le dernier bilan, communiqué fin mai par le ministre chargé de la Ville, Julien Denormandie, faisait état d'environ 6 000 emplois signés. L'exécutif s'était initialement fixé un objectif de 40 000 pour fin 2019, avant de le réviser ensuite à 20 000. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, s'était toutefois réjouie d'un "succès qualitatif", car huit embauches sur dix se faisaient en CDI.

Par ailleurs, le projet de budget prévoit une hausse de la dotation des missions locales de 20 millions d'euros, pour la première année de mise en œuvre de l'obligation de formation pour tous les jeunes "décrocheurs" de 16 à 18 ans. Cette obligation, décidée dans le cadre du plan pauvreté, vise à ce que tout jeune ayant quitté l'école ou l'apprentissage se retrouve dans un parcours d'accompagnement. 

Le projet de budget stabilise également le niveau des contrats aidés à 100 000 parcours emplois compétences (PEC), comme en 2019.