L’apprentissage : une opportunité mal considérée

Malgré les souhaits de François Hollande, la popularité de l’apprentissage laisse à désirer. Comment expliquer ce désintérêt des étudiants ? Jean-Paul Chapel, sur notre plateau, nous en dit plus. 

FRANCE 2

Le précédent président voulait 500 000 apprentis. Mais on en est encore loin : "Après avoir plafonné à 438 000, le nombre d’apprentis a diminué depuis 2012. On en compte aujourd’hui 405 000", indique Jean-Paul Chapel. Pourquoi si peu ? "Le gouvernement précédent a envoyé un signal négatif en réduisant l’aide financière. L’apprentissage, au-delà de ça, souffre surtout d’une mauvaise image ; c’est une filière qui n’est pas valorisée. À formation égale, l’éducation nationale privilégie l’enseignement théorique."

Un "tremplin idéal"

Les apprentis sont les plus nombreux dans certains secteurs : "Le bâtiment (64 000), mais aussi le commerce (58 000) et évidemment l’hôtellerie et la restauration (36 000)". Par ailleurs, c’est "le tremplin idéal pour l’emploi. 65 % de jeunes apprentis sont embauchés, la moitié d’entre eux dans l’entreprise où ils ont effectué leur apprentissage."

Le JT
Les autres sujets du JT
JEAN ET PIERRE TROISGROS EN CUISINE DANS LEUR RESTAURANT A ROANNE 17 NOVEMBRE 1975
JEAN ET PIERRE TROISGROS EN CUISINE DANS LEUR RESTAURANT A ROANNE 17 NOVEMBRE 1975 (ARCHIVES LE PROGRES / MAXPPP)