Ascoval : le déclin de l'industrie française ?

Ascoval est-il le nouveau symbole de la désindustrialisation française ? Les explications en plateau du journaliste Jean-Paul Chapel.

France 2

Le dossier Ascoval est-il un cas isolé ? "Pas du tout", explique le journaliste Jean-Paul Chapel sur le plateau de France 2. "L'usine Ford de Blanquefort, en Gironde, est menacée de fermeture, menaçant 847 emplois. Dans l'Oise, une fabrique de glaces Nestlé comptant 317 emplois fermera d'ici la fin de l'année. Enfin, à Reims (Marne), une usine de compteurs à gaz doit être délocalisée en Pologne, mettant fin à 137 emplois", ajoute-t-il.

Un coût du travail en hausse

"Sur les dix dernières années, l'industrie française a perdu 400 000 emplois. Elle en comptait 3,2 millions, c'est 2,8 millions désormais. L'an dernier, il y a eu un répit : le secteur a recréé 5 400 postes, mais depuis le début de cette année, le mouvement est reparti à la baisse, avec 2 600 postes supprimés", indique Jean-Paul Chapel. Faut-il y voir un problème de compétitivité ? "Le plus souvent, les produits français restent chers, sans être forcément haut de gamme. Et puis, il y a le coût du travail, qui est reparti à la hausse. Il avait baissé depuis quatre ans grâce aux allègements de charges. Depuis le début de l'année, il a rebondi de 2,6%", conclut-il.

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Un panneau indique l\'usine Ascoval, à Saint-Saulve, près de Valenciennes (Nord), lundi 29 janvier 2018. 
Un panneau indique l'usine Ascoval, à Saint-Saulve, près de Valenciennes (Nord), lundi 29 janvier 2018.  (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)